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lundi 11 août 2014

Robin Williams : 1951 - 2014


Je profite d'être encore debout à cette heure déjà avancée de la nuit pour réagir à cette bien triste nouvelle qui vient de commencer à faire le tour du net et qui sera évidemment abondamment reprise dès demain : Robin Williams, l'éternel mec génial que l'on croyait immortel ne l'était finalement pas, et a par conséquent décidé de nous quitter, apparemment par sa volonté même, en cette triste soirée du 11 août 2014.

Comme beaucoup de personnes nées au milieu des années 80, j'ai un peu grandi avec celui que l'on imaginait tous comme l'homme parfait, aussi bon papa que chouette camarade. Que je n'ai finalement vu qu'une petite partie de sa filmographie, et pas forcément la meilleure (je n'ai par exemple que récemment vu Le cercle des poètes disparus et n'en garde d'ailleurs pas un souvenir inoubliable) n'a donc finalement pas la moindre importance car les quelques images que je garde de lui à l'écran resteront toujours parmi les premières de ma jeune vie de cinéphile, et ceci quel que soit l'homme qu'est réellement été Mr. Williams ou pas.

Parmi ces films, il y en a un que je regarde toujours étrangement avec le même plaisir quand une chaîne télé en manque de contenu estival ou hivernal m'en donne l'occasion : Mrs Doubtfire. On pourra analyser longuement les ressorts sentimentaux qui peuvent nous rattacher à des films en apparence aussi anodins mais là encore ça n'aurait au fond aucun intérêt : quand on aime on ne compte pas. 

Dans le joli final de ce film que vous pourrez revoir ci-dessous et qui là encore ne cesse pas de bêtement m'émouvoir, Robin Williams alias Mrs. Doubtfire pour l'occasion explique tranquillement à un jeune enfant qui lui a écrit pourquoi certaines familles se déchirent et pas d'autres, et quel sens faut-il accorder à tout ça. 20 ans après (oui le temps passe...), ce court monologue est assez incroyablement toujours d'une étonnante modernité et résume bien je le crois le charme qu'a pu opérer monsieur Robin Williams sur l'esprit naïf mais plein de bonne volonté de jeunes garçons comme moi.

Mort ou pas, cet homme fera donc toujours un peu partie de nos vies, et il ne me paraît pas excessif de paraphraser les derniers mots de Mrs. Doubtfire pour l'occasion :

All my love to you Robin

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samedi 9 août 2014

Chronique du matraquage commercial

Un film qui m'ordonne de tomber amoureux c'est louche par ailleurs, mais ça n'est pas le problème

Je n'ai pas spécialement prévu de transformer ce blog en compte Instagram, mais j'avoue que cette affiche m'a un peu interpelé, pour ne pas dire plus ... (assez en tout cas pour avoir l'air d'un touriste assez con pour carrément prendre en photo une affiche dans le métro)

On connaissait ainsi déjà de magnifiques astuces pour nous inciter gentiment à aller au devant de navets divers et variés :
  • "Un film co-produit par un mec qui avait déjà vaguement travaillé sur un autre film qui était vachement bien"
  • " Un film avec cet acteur que tout le monde adore mais qui n'apparaîtra que 2 minutes alors que l'on avait l'impression qu'il était limite acteur principal au moment de la promotion du film"
  • "Un film où l'on vous promet qu'il y aura aussi un peu de cul puisqu'il y a 2 secondes un peu aguicheuses dans la bande-annonce où on voit le début du bout d'un sein"
  • et autres magnifiques tours de passe-passe destinés bien sûr à faire le bonheur de tous ...
Et pourtant Messieurs/Dames tout ça n'était encore que de l'amateurisme au rabais puisque voici sous vos yeux la dernière invention en date des publicitaires pour attirer le public dans les salles : les tweets de spectateurs conquis ! 

Au-delà de la profonde médiocrité du procédé (on placarde potentiellement l'avis de préados pour qui Twilight représente le graal cinématographique), c'est en plus probablement d'une malhonnêteté quasi-criminelle : vu que le film n'est pas sorti, c'était quoi le deal pour que ces charmantes personnes aux avis si bien construits aient pu voir le film en avant-première ? Un tweet gentil en guise de contribution financière ?

Tout ça est cela dit suffisamment pathétique pour que je perde plus de temps à l'analyser, et d'ailleurs je tiens à contribuer à cette chouette innovation en proposant d'aller encore plus loin. Bientôt sur vos murs donc :
  • "Le mot du réalisateur : il est vachement bien mon film je vous jure, allez-y ! " 
  • ou même carrément tant qu'on y est : "Recommandé par l'attaché de presse du film qui ne l'a même pas vu mais qui vous assure que c'est génial !"
Décidément, l'industrie du cinéma a beaucoup de respect pour l'intelligence de ses consommateurs. 

Bref, ça n'avance à rien mais ça méritait quand même d'être dit.